|
|
 |
INVENTAIRE FAUNE / FLORE
|
Cartographie des plantes envahissantes le long des cours d’eau d’Ariège
Fabienne Bernard - 2002-2004
Introduites par les hommes qui ont été attirés par leurs côtés rare et inconnu, leurs intérêts alimentaires, mellifères ou ornementaux, de nombreuses espèces végétales exotiques se sont disséminées hors des parcs et des jardins, envahissant parfois fortement notre paysage quotidien. Bien intégrées dans le milieu, elles nous sont aujourd’hui familières.
Si la plupart de ces plantes introduites ne posent pas de problème particulier, certaines par contre peuvent créer des nuisances, obligeant les gestionnaires des territoires colonisés à des interventions.
Afin d’étudier la situation en Ariège, l’ANA a réalisé, entre 2002 et 2004, une étude afin de connaître l’état d’envahissement des berges des cours d’eau par les espèces dites envahissantes. Cette cartographie, à l’échelle du département, donne un état initial des berges à une époque donnée. Elle permettra, dans le futur, de voir l’évolution de ces espèces et d’entreprendre des mesures de gestion s’il y a lieu.
> Télécharger l'étude |
|
Inventaire des milieux naturels du Seronais
Carole Herscovici & Isabelle Parayre - 2002/2003
L’Association des Naturalistes de l’Ariège a souvent été sollicitée pour réaliser des expertises environnementales sur les communes ariégeoises. C’est pourquoi elle proposa à l'ensemble des communes du Séronais de tester, sur leur territoire, une méthodologie d’inventaire des milieux naturels, de la faune et de la flore, par les habitants, encadrés par des naturalistes de l’ANA.
Cinq d’entre elles répondirent favorablement à cette proposition et constituent le cadre de cette étude : Montels, Alzen, Montagagne, Sentenac de Sérou et Esplas de Sérou. L’inventaire et la cartographie des milieux naturels de ces cinq communes offre un outil nécessaire et préalable à toute décision (préservation des milieux patrimoniaux et façon d'impliquer les habitants à leur mise en valeur).
Les cinq communes présentent un paysage très boisé, issu d'un important exode rural depuis la fin du siècle dernier et souffrent dans l'ensemble de la fermeture du paysage. Les milieux naturels se répartissent comme suit : 75% de forêt pour 25% de milieux ouverts.
Les 25% de milieux ouverts sont constitués principalement de :
- prairies naturelles (de fauche ou de pâture pour les bovins, ovins et chevaux).
- petits secteurs de pelouses sèches, sur les versants calcaires en soulanes, plus ou moins enfrichés,
- rares vergers et parcelles cultivées (blé, maïs, luzerne).
- quelques milieux rupestres (anciennes carrières de marbre, mines, grottes et falaises).
- milieux humides (mares, abreuvoirs, tourbière d'altitude, mouillères et mégaphorbiaies en forêt, ruisseaux et prairies humides de fond de vallée et leurs fossés d'écoulement ou "gallages").
A partir des cartes des milieux naturels des communes et de la liste des espèces présentes sur le secteur, l’ANA a dressé un bilan des milieux patrimoniaux, où les zones humides apparaissent comme les milieux les plus riches en espèces rares et protégées, mais aussi les plus menacés.
Elles présentent en effet les deux seules plantes protégées nationalement du secteur : la Rossolis à feuilles rondes, Drosera rotundifolia et l'Oeillet superbe, Dianthus superbus, mais sont également le lieu de reproduction ou de vie d'une dizaine d'espèces animales protégées, parmi lesquelles le Desman des Pyrénées et 8 espèces d'amphibiens.
|
|
Etude faunistique et floristique ciblée du vallon de l’Ourtou
Julien GARRIC - 2003
Le vallon de l’Ourtou se situe au-dessus de Vicdessos, sur la commune de Goulier. Son point le plus bas, au niveau du torrent, sous l’Orri, se situe à 1236 m et son point le plus haut culmine à 2472 m à la Pique d’Endron. La zone d’étude a une superficie de 300 hectares.
L’association NEVE s’interroge en 2001 sur la pertinence de l’exploitation forestière prévue pour 2004 dans le vallon de l’Ourtou. NEVE souhaiterait que cette exploitation soit repoussée ou annulée, de manière à préserver les habitats et les espèces sensibles que le vallon pourrait receler et qu’une exploitation forestière pourrait mettre à mal. Aussi NEVE fait appel à l’ANA pour réaliser une étude diagnostique sur la faune et la flore du vallon.
L’objectif de cette étude consiste en une recherche ciblée d’espèces et/ou d’habitats protégés ou d’intérêt patrimonial permettant d’argumenter de manière positive en faveur :
- de l’adoption de mesures de protection pour le vallon de l’Ourtou,
- ou de préconisations de gestion permettant de pérenniser leur présence potentielle.
Les résultats ont permis d’observer 8 espèces d’oiseaux classées prioritaires au niveau européen, dont 5 sont potentiellement nicheuses (lagopède alpin, perdrix grise des Pyrénées, pic noir, alouette lulu et crave à bec rouge), ainsi qu’1 espèce classée rare sur la liste rouge, le tichodrome échelette.
Côté entomofaune, l’apollon, espèce protégée et caractéristique du milieu montagnard, a été identifié. Sa reproduction sur le site est probable mais demanderait à être confirmée.
Enfin, il faut noter la présence du rossolis à feuilles rondes, espèce végétale protégée et caractéristique des milieux humides acides de montagne tels que mouillères et tourbières.
Une protection totale du vallon de l’Ourtou semble difficile à envisager au regard des espèces présentes sur ce site et de l’importance de ce site pour leur survie. Toutefois des préconisations de gestion peuvent être mises en avant dans le but de conserver ou de favoriser la présence de ces espèces.
> Télécharger l'étude |
|
Herborisations sur une partie des versants du massif du Cap de la Lesse
Christine FRANTZ - 1996/1997
Un inventaire botanique a été mené sur une partie des versants sud et ouest du massif du Cap de la Lesse en Ariège (commune de Niaux). Les herborisations ont été effectuées surtout en 1994 mais certaines plantes n'ont été relevées qu'en 1995, voire 1996 ou 1997.
La surface parcourue s'échelonne entre 650 et 1189 m en altitude, sur une superficie limitée ;
- une partie seulement ayant été plus minutieusement examinée -.
Ce travail reprend une liste de plantes établie en 1985 (DELPOUX et Al., 1985). Il élargit ainsi la zone inventoriée. Le recensement est présenté en considérant l'ouverture des milieux rencontrés (ouverts / couverts). La faune observée ou détectée par indices de présence a également été notée.
Dans le but de mieux situer les données recueillies, la géographie du massif a été prise en compte. Une étude du climat actuel de la région a été entamée. De même, l'histoire du lieu a été examinée, afin d'avoir une meilleure connaissance de l'ancienne occupation du sol par l'homme et de l'impact anthropique sur le milieu. Enfin, des références à la paléobotanique ou à l'anthracoanalyse complètent cette approche, du point de vue de l'histoire de la végétation.
L'ensemble des informations obtenues témoigne de la richesse et de l'intérêt de la zone étudiée.
> Télécharger l'étude |
|
Cartographie de la végétation de la RNV d’Embeyre
Laurence Léturgie - 1997/ 1998
La Réserve Naturelle Volontaire d’Embeyre a été créée en 1993 à l’initiative de ses propriétaires, le Groupement Forestier de l’Arenest. La gestion scientifique et pédagogique de la R.N.V. a été confiée à l’Association des Naturalistes de l’Ariège.
La volonté des propriétaires de prendre en compte dans leurs activités de sylviculteurs la conservation de la faune et de la flore, a conduit l’ANA, depuis le début de sa collaboration, à compléter les inventaires naturalistes. La R.N.V d’Embeyre, en raison des milieux qu’elle renferme et de la collaboration entre sylviculteurs et naturalistes, est un terrain remarquable d’expérimentation d’un aménagement forestier de type « conservatoire ».
Un important travail d’inventaire a été réalisé avant la création de la réserve, puis en 1993 et 1994 et une première synthèse des connaissances acquises a été faite en 1995.
La présente étude offre une carte des faciès de la végétation qui apparaît comme l’outil le plus adapté pour évaluer l’impact global de la gestion du site et faire l’interface avec les données « vertébrés » et « invertébrés ». Elle présente également une base de données décrivant
135 unités de paysage
Ces nouveaux éléments de connaissance devraient permettre une meilleure approche des objectifs de gestion et être utiles pour les futures études engagées sur le territoire de la réserve (populations de tétras, répartition des passereaux…). Un travail complémentaire d’analyse plus fine (phytosociologie) de la végétation des Unités de Paysage sera nécessaire pour enrichir la base de données et préciser la carte de répartition des habitats retenus au titre de la Directive Habitats.
|
|
Migration d’Amphibiens dans le département de l’Ariège
Jean MURATET & Isabelle PARAYRE - 2002
L’Ariège est un département riche en nombre d’espèces d’amphibiens, mais également en biotopes favorables à leur reproduction (mares, étangs, tourbières, retenues collinaires…). Déjà victimes de la détérioration, voire de la disparition des milieux qui leur sont favorables, les amphibiens voient également leurs effectifs diminuer en raison du trafic routier et ferroviaire, pendant leurs déplacements.
L’ANA a décidé de réaliser une étude sur les migrations en masse d’amphibiens dans le département de l’Ariège afin de connaître et de cartographier les principaux axes de migration d’amphibiens dans le département, de tenter d’évaluer l’impact de la circulation routière et ferroviaire sur les populations et de déterminer les zones prioritaires, particulièrement sensibles, où des travaux d’aménagement devront être réalisés pour protéger les populations d’amphibiens durant leurs migrations (pose de barrières, construction de crapauducs…)
Pour l’avenir, cette étude sur les migrations d’amphibiens servira de base pour la mise en place d’infrastructures de protection destinés aux amphibiens durant leurs migrations. Elle pourra être consultée lors des projets de construction d’une nouvelle route ou de réfection de chaussées ou de rails.
|
|
Escalade & Biodiversité - rapport final
Julien Vergne - Février 2007
L’abondance des milieux rupestres en Ariège et leur méconnaissance nous a conduit à devoir évaluer quantitativement et qualitativement le patrimoine naturel présent sur les falaises du département puis évaluer les conséquences des pratiques d’escalade afin d’assurer le maintien durable de ce capital biologique exceptionnel.
Cette étude découle d’une Charte pour un développement maîtrisé des pratiques de l’escalade et de l’alpinisme, signée en 2003 par les fédérations d'escalade et les associations de protection de l’environnement.
L'amélioration des connaissances est indispensables pour pouvoir gérer au mieux les milieux rupestres tout en préservant la richesse faunistique et floristique des falaises et les activités sportives qui y sont associées. C'est donc dans un souci de gestion concertée et de développement durable que cette étude a été menée. En tant qu'étude expérimentale, elle a permi de tester des méthodologies nouvelles.
Elle apporte la preuve de l’importance de la prise en compte de ces habitats pour la préservation de la biodiversité. Les falaises représentent un milieu très particulier où certaines espèces peuvent développer des adaptations morphologiques ou comportementales spécifiques à cet habitat.
Bien que l'impact ne soit pas facilement évaluable selon les groupes d'espèces, des solutions sont proposées pour permettre une pratique de l'escalade respectueuse de la biodiversité rupestre.
|
RESERVE NATURELLE VOLONTAIRE
|
Étude préalable à la création de la RNV de la Serre (Aigues-Vives)
Fabienne BERNARD - Novembre 2000
La Réserve Naturelle Régionale de la Serre, d’une superficie de 40 hectares d’un seul tenant, se trouve à l’est du département de l’Ariège, sur la commune d’Aigues-Vives, sur la D 625 entre Lavelanet et Mirepoix. Située sur l’exploitation agricole de Monsieur et Madame BIREBENT, dans la combe de la Serre exposée plein est, son altitude varie entre 431 et 562 mètres. Dans sa partie haute, une toute petite partie du site se situe sur la commune de Limbrassac.
La Réserve Naturelle Régionale de la Serre se compose de divers d’habitats :
- de milieux forestiers (52 %), composés d’une zone de recolonisation forestière, de bois « fermés » avec un sous-étage arbustif important, de bois « ouverts » sans sous-étage arbustif et d’une plantation de résineux.
- de prairies (35 %), sur les pentes de part et d’autre du ruisseau, utilisées pour le pâturage des ovins et la fauche.
- d’une mosaïque de landes à genêt scorpion et de pelouses sèches (12 %), sur les pentes exposées au sud, uniquement utilisées pour le pâturage ovin.
La faune et la flore, caractéristiques des massifs calcaires de moyenne altitude comptent de nombreuses espèces recensées :
- une liste de 25 espèces orchidées a été établie entre 1998 et 2000, trouvées pour la plupart sur les pelouses sèches et les landes.
- Parmi les espèces animales ont été recensées : 72 espèces d’oiseaux, dont 50 sont nicheuses à l’intérieur du site et 3 espèces classées vulnérables ou rares (l’aigle royal, l’aigle botté, et le Percnoptère d’Egypte). 5 espèces de chauves-souris ont été recensées (Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl, Noctule de Leisler, Oreillard sp et Vespertillon sp.) et de très nombreux coléoptères, lépidoptères et hémiptères.
La liste de ces espèces est consultable dans l’étude réalisée par ANA : Etude préalable à la création de la Réserve Naturelle Volontaire de la Serre, Fabienne Bernard, nov. 2000.
|
|
|
Étude préalable à la création de la RNV de Mirepoix (Ariège)
Fabienne BERNARD - 1997 / 1999
L’étude préalable à la création d’une Réserve Naturelle Volontaire sur l’Hers à Mirepoix (Ariège), a été réalisée par l’Association des Naturalistes d’Ariège à la demande du maître d’ouvrage : la mairie de Mirepoix.
Ce projet a pour but la réhabilitation de la Plaine St Marsal et Condomine, anciennes gravières situées dans la plaine alluviale de l’Hers. Un inventaire botanique a été réalisé, l’inventaire faunistique a été mis à jour et complété, une cartographie des habitats a été élaborée et les différents utilisateurs ont été recensés ainsi que les dégradations des sites (détritus et qualité de l’eau). Dans un deuxième temps, des propositions de gestion et de réglementation ont été rédigées.
D’après ces études, ces sites présentent une certaine diversité d’habitats due aux différentes espèces végétales et sont animés par une faune très variée, notamment par une remarquable avifaune. Les utilisateurs (essentiellement pêcheurs, chasseurs et kayakistes) ne semblent pas être opposés au projet. Toutefois, il apparaît une principale contrainte pour sa réalisation : la maîtrise foncière n’est pas encore assurée.
|
|
Inventaire des espèces de coléoptères de la RNV d'Embeyre
Benoît HOLLIGER - 1997/ 1998
La Réserve Naturelle Volontaire d’Embeyre a été créée en 1993 à l’initiative de ses propriétaires, le Groupement Forestier de l’Arenest. La gestion scientifique et pédagogique de la R.N.V. a été confiée à l’Association des Naturalistes de l’Ariège.
La volonté des propriétaires de prendre en compte dans leurs activités de sylviculteurs la conservation de la faune et de la flore, a conduit l’ANA, depuis le début de sa collaboration, à compléter les inventaires naturalistes.
Les coléoptères xylophages et saproxylophages constituent un ensemble d’espèces dépendant, durant une partie de leur cycle de vie, du bois mort ou mourant. Ils participent ainsi à la transformation du bois en humus, indispensable à la survie de la forêt. Ils sont aussi la nourriture essentielle de bon nombre de vertébrés.
L’inventaire a été effectué par des chasses ponctuelles à vue et par battage, au cours des années 1997 et 1998, du mois de mai au mois de septembre (1 passage mensuel) et dans tous les milieux (hêtraie, hêtraie-sapinière, sapinière, pinède à crochet, lande alpine).
Les résultats de l’inventaire montrent une diversité d’espèces assez intéressante. Une prospection de l’ensemble de la réserve serait aussi utile (présence d’endémiques et espèces rares ou peu fréquentes…).
> Télécharger l'étude |
|
Impact des dégâts des chevreuils sur la régénération naturelle des sapins
Laurence Léturgie - 1997/ 1998
La R.N.V. d’Embeyre est située à l’Est du département de l’Ariège, sur la commune de Montségur. D’une superficie de 750 ha, elle permet la préservation de milieux d’une grande valeur biologique. 50% de la surface de la R.N.V. est sous couvert forestier, dont 4.3% en forêt de sapin pure et 18.5% en forêt mixte de hêtre et de sapin.
Les populations de chevreuils sont en extension depuis plusieurs années dans la plupart des massifs forestiers ariégeois et notamment en montagne. Les dégâts subits par les jeunes plants ou par les semis (abroutissements, frottis…) sont souvent des sujets de conflits entre les différents partenaires de la gestion de la forêt et de la faune sauvage.
Dans la R.N.V. d’Embeyre, l’ouverture de la chasse au chevreuil a été décidée en 1997, en raison des dégâts constatés sur les jeunes plants de sapin. Dans le même temps, il est apparu nécessaire de mesurer l’impact réel des abroutissements et des frottis sur la régénération naturelle des sapins.
C’est l’objet de la présente étude qui a été menée sur la réserve en 1997 et 1998, dont les résultats permettent de conclure que l’incidence des abroutissements sur la régénération des plants de sapin est bien réelle. Par contre, il n’est pas possible de conclure, au regard de cette étude, sur l’impact à long terme de ce comportement sur la gestion et la productivité forestière. Il apparaît indispensable, dans cette perspective, de mettre en place un suivi sur le long terme, en prenant également en compte les décisions et les orientations prises à ce sujet par le comité de gestion de la R.N.V.
|
MARES
|
Chantier de restauration de 33 mares et 15 abreuvoirs en Ariège
Isabelle PARAYRE - Septembre 1999
Dernier programme de restauration de mares et de fontaines au cours des étés 98 et 99 :
Avec le recul de l'agriculture que connaît l'Ariège depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et avec l'arrivée de l'eau courante, les mares et abreuvoirs ont été peu à peu abandonnés. Or, la disparition de ces milieux aquatiques constitue un facteur de régression d'un certain nombre d'espèces d'amphibiens et de plantes sensibles au niveau européen et relativement rares en Ariège comme le Triton marbré ou le Pélodycte ponctué.
Dans ce contexte, seul le maintien d'un réseau de milieux aquatiques (mares, abreuvoirs, ruisseaux, bas fonds humides) suffisamment dense pour permettre une interconnexion des populations, permet de maintenir ces espèces à un niveau satisfaisant.
C'est pourquoi l’ANA a lancé ce programme de protection de mares et de fontaines dès l’été 1998. Une première phase réalisée sur les communes de Rimont et Lescure s’est achevée en septembre 98. Une seconde phase, effectuée sur les communes de Clermont, Camarade et sur une partie du Mas d’Azil, s’est terminée à la fin du mois d’octobre 1999. Grâce à ces deux périodes d’entretien, nous avons réhabilité 48 points d’eau, en travaillant par curage manuel et curage mécanique.
Pour l’avenir, nous souhaitons continuer ce projet sur d’autres communes du département et sensibiliser le public à ce problème de disparition des zones humides de petite taille en Ariège.
> Télécharger l'étude |
|
Inventaire des mares et abreuvoirs sur l’ensemble du « Pays Couserans »
Isabelle PARAYRE - Janvier 2004
En Ariège, comme partout en France, très peu de mares ou d’abreuvoirs ont survécu à l’arrivée de l’eau courante directement dans les fermes. Or, la disparition de ces milieux aquatiques est très grave car il existe des espèces animales rares et protégées qui se retrouvent uniquement dans ces milieux-là. Ainsi, depuis 1994, l’ANA a mis en place diverses actions pour maintenir ces milieux en état : inventaires, débroussaillages, curages…
L’objectif de la présente étude est de compléter les inventaires de mares et abreuvoirs, commencés depuis 1994, en élargissant la zone d’étude à l’ensemble du Pays du Couserans, composé de 95 communes. Le but est également d'intégrer ce projet dans une démarche globale de restauration et de valorisation du patrimoine naturel du Pays.
Au cours de cette phase, une prospection de terrain a été faite sur 23 communes supplémentaires (zones de montagne essentiellement), avec rencontre systématique des agriculteurs et habitants des communes ...
Depuis le début de l’étude, 80 communes ont ainsi été inventoriées. Sur ces 80 communes, 633 sites ont été relevés. Ces diverses zones humides ont été cartographiées sur SIG.
> Télécharger l'étude |
|
Mares et abreuvoirs : pour une gestion et un suivi sur le département
Isabelle PARAYRE - 1997
Avec le recul de l'agriculture que connaît l'Ariège depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et avec l'arrivée de l'eau courante, les mares ont été peu à peu abandonnées ainsi qu'un grand nombre d'abreuvoirs. Or, la disparition de ces milieux aquatiques constitue un facteur de régression d'un certain nombre d'espèces d'amphibiens et de plantes sensibles au niveau européen et relativement rares en Ariège comme le Triton marbré ou le Pélodycte ponctué.
L’ANA offre à travers ce document une présentation générale des mares et abreuvoirs, et donne des exemples ariégeois. En vue de leur conservation, une procédure type propose une évaluation de leur état initial et oriente le choix vers les sites les plus intéressants, pour que soit mis en place à terme un plan de gestion.
Des exemples de gestion sont présentés. Ils concernent des mares et des abreuvoirs situés sur les communes de Rimont et Lescure. Ces exemples illustrent plus concrètement les travaux à effectuer sur le terrain.
Pour l’avenir, l’ANA a toujours le même objectif : continuer ce projet sur d’autres communes du département et ainsi sensibiliser de nombreuses autres personnes à ce problème de disparition des zones humides de petite taille en Ariège.
> Télécharger l'étude |
|
Document pédagogique : la Mare, un écosystème d'une grande diversité
Anne TISON - Janvier 2000
Dispersées dans les champs ou installées au centre de la ferme ou du village, cachées dans les forêts ou alignées le long des routes, les mares font partie de notre paysage. Elles sont les principales composantes de nos zones humides par leur nombre. Elles présentent un intérêt patrimonial et historique inestimable.
Pourtant, elles connaissent une régression importante, victimes des temps modernes. Certaines sont comblées tandis que d'autres sont laissées à l'abandon. Leur disparition menace la survie des plantes et des animaux qui vivent dans cet extraordinaire milieu aquatique. Il est donc nécessaire de les préserver. S'il est difficile de lutter contre leur destruction pure et simple, on peut encore agir contre leur abandon en employant des méthodes de gestion adaptées.
Ce document pédagogique se propose de décrire l’écologie de la mare, sa flore et sa faune, ainsi que tous les aspects relatifs à sa gestion (pollution, comblement, atterrissement…). Il offre également en dernière partie un volet pédagogique à destination des enfants ou des jeunes, meilleurs gages de la survie des mares à long terme.
> Télécharger l'étude |
LAGUNAGE
|
Valeur écologique des stations de lagunage de l’Ariège, aménagement et entretien
Isabelle PARAYRE - Juillet 2000
D’ici 2002, les communes françaises doivent s’équiper de réseaux d’assainissement répondant aux normes Européennes. En Ariège, une partie d’entre elles choisissent les stations de lagunage. Ces milieux, fortement anthropiques peuvent devenir rapidement, en étant bien gérés, d’une grande diversité faunistique et floristique. Ils sont parfois situés dans des régions où les petites zones humides se font rares (les mares disparaissent par abandon ou par comblement). Ces lagunes présentent donc un intérêt non négligeable pour la vie sauvage, mais le manque d’information tant au niveau de la conception que de l’entretien peut conduire à des erreurs regrettables.
L’ANA a donc mené cette étude pour évaluer la richesse faunistique et floristique des lagunes de l’Ariège et proposer aux communes qui en assurent l’entretien, des cahiers des charges « personnalisés » et adaptés à la vie sauvage présente dans et autour de ces stations.
Ce document présente dans une première partie les caractéristiques des stations de lagunage de l’Ariège. Dans une seconde partie, il détaille des méthodes d’aménagement et d’entretien « types » de lagunes, qui permettraient à la fois de protéger les espèces sauvages déjà présentes sur les lagunes et d’en attirer de nouvelles pour qu’elles s’y installent.
> Télécharger l'étude |
|
Le lagunage : synthèse de documents
Isabelle PARAYRE - Septembre 1999
Le lagunage naturel est utilisé depuis seulement quelques années comme technique d’auto-épuration des eaux usées domestiques et depuis peu comme support à l’éducation à l’environnement.
Sa rusticité, sa simplicité, son efficacité permettent sa mise en place dans de nombreuses communes rurales. La mise aux normes de l’ensemble des communes rurales incite les élus à choisir une technique efficace et la moins coûteuse possible.
Enfin, son rôle d’accueil de la faune et de la flore est encore peu connu. Pourtant cet écosystème complet et complexe abrite une grande diversité animale et végétale (batraciens, reptiles, insectes aquatiques et oiseaux) aussi riche, voir d’avantage que les mares.
Aussi, le but principal de cette étude est la réalisation d’une synthèse de documents sur lagunage naturel. Elle présente tour à tour les définitions et principes des différents types de lagunage naturel, leur conception, fonctionnement et entretien, enfin leur coût et valorisation économique.
Cette étude se présente comme un préambule à l’évaluation de la valeur écologique des stations de lagunage de l’Ariège et la proposition d’un cahier des charges pour chaque commune rurale.
|
PLANTES MESSICOLES / PELOUSES SECHES
|
|
Stockage des graines de plantes sauvages dans le sol des pelouses sèches
Laurence Léturgie - 1998/1999
Etude réalisée sur le site d'Aigues-Vives (Ariège) :
La problématique de la gestion des pelouses sèches envahies par le genêt scorpion (Genista scorpius) est très forte en Ariège, sur les zones de coteaux et les zones intermédiaires.
Les pratiques actuelles de pâturage ne semblent plus en mesure de contenir cette espèce qui colonise les pelouses sèches, limitant la pénétration des troupeaux et favorisant ainsi la formation d’une litière de graminées sociales (Brochypodium pinnatum, Bromus erectus, Molinia caerulea …). Ce processus induit rapidement une fermeture du milieu dont la conséquence principale est une diminution de la biodiversité (disparition des espèces héliophiles…) de la pelouse, mais aussi pour les éleveurs, une perte de surface pâturable et une diminution de la qualité du fourrage.
Dans le cadre de notre conservatoire des sites, Espaces Naturels d’Ariège, pour contrer ce phénomène de fermeture par le genêt scorpion et les graminées, nous avons mis en place un programme d’études, d’expérimentations et de gestion de ces milieux.
L’existence d’une réserve de graines viables dans le sol (le stock de graines) a été mise en évidence pour de nombreuses communautés de plantes (Thompson & Grime, 1979 ; Robert, 1981, Fenner, 1985 ; Leck, Parker & Simpson, 1989).
Dans le cadre de notre programme d’étude sur les pelouses sèches, il nous a semblé intéressant d’évaluer le stock de graines de ces milieux, afin de prendre en compte ces données lors de la mise en place de plans de gestion visant à la restauration ou au maintien des pelouses sèches.
La présente étude a pour objectifs :
- D’évaluer l’existence et la composition du stock de graines du sol d’une pelouse sèche envahie par le genêt scorpion, et l’intérêt potentiel de ce stock de graines dans l’éventualité d’une restauration de la pelouse.
- De déterminer l’intérêt de réaliser une telle étude en vue de la gestion des milieux.
|
|
Impact des pratiques agricoles sur les populations de plantes messicoles
Laurence LÉTURGIE - 2003
Les plantes messicoles appartiennent à notre histoire depuis très longtemps. A partir des IIIème et IIème millénaires avant l'ère chrétienne, les Indo-Européens, ont répandu en Europe des pratiques de culture de céréales (blé, orge, seigle…) qui ont été accompagnées par l’implantation de nombreuses espèces adventices. Un grand nombre de ces espèces, qui appartiennent à ces "plantes cultivées par mégarde" (Bleuet, Nielle des blés, Coquelicot, Adonis, Pied d'Alouette) proviennent de l'Italie du Sud et de régions montagneuses du Moyen Orient. Ce sont des plantes annuelles ou plus rarement vivaces, qui ont un cycle biologique similaire à celui des céréales et qui vivent de façon exclusive ou préférentielle dans les milieux soumis à la moisson.
Au cours des siècles, l'unité de ces espèces a été rompue et des populations distinctes sont apparues prenant en compte les particularités naturelles et culturales du milieu : ce sont donc maintenant des populations génétiquement bien distinctes.
Les champs cultivés sont un milieu à fortes contraintes (pesticides, techniques culturales…) qui ont induit des réponses adaptées des plantes messicoles. Cependant, avec le développement d’une agriculture intensive et productive au XXème siècle, ces espèces ont été systématiquement détruites sur leur milieu (herbicides…), avec comme conséquence, une menace de disparition pour 300 espèces présentes dans les champs cultivés et une centaine d’espèces proches de l’extinction.
Le principal intérêt de sauvegarder les plantes messicoles est de préserver la diversité biologique. En effet, ces populations sont le résultat de plusieurs siècles d'adaptations à nos climats et à nos pratiques agricoles et qui disparaîtront irrémédiablement si nous n'y prenons pas garde.
Aussi l’ANA a-t-elle mené une étude pendant 3 ans (2001-2003) dans le but :
- d’avoir une connaissance sur la biologie, l’écologie et la répartition des plantes messicoles en Ariège
- de connaître l’impact de différentes pratiques agricoles (traditionnelle, biologique…) sur cette flore.
- et de rédiger des propositions de gestion et éventuellement un cahier des charges pour la prise en compte de la pérennité des plantes messicoles sur une exploitation dans le cadre d’un CTE.
> Télécharger l'étude |
|
Suivi scientifique des pelouses à orchidées dans le cadre des mesures agri-envir
Laurence LÉTURGIE - 1999/ 2000
n 1999, des mesures agri-environnementales concernant des « sites remarquables à orchidées » ont été mises en place à l’initiative de la Direction Départementale de l’Ariège et de la Fédération Pastorale de l’Ariège. Les contrats, signés avec deux exploitants, concernaient des zones particulièrement riches en orchidées, gérées par le pâturage et pouvant présenter des risques d’enfrichement par le genêt scorpion.
La mise en place du cahier des charges a été confiée à l’Association des Naturalistes de l’Ariège, en raison de ses compétences en ce qui concerne la biologie et l’écologie des orchidées et de ses premières expériences en terme de gestion des pelouses sèches envahies par le genêt scorpion. Le cahier des charges, établit en concertation avec l’éleveur, souligne la nécessité de réaliser un suivi des populations d’orchidées soumises aux diverses pratiques de gestion. En effet, il est important de pouvoir régulièrement mesurer l’état de santé des populations d’orchidées et de réactualiser en conséquence les préconisations de gestion.
Une première étape de suivi réalisée en 1999 et 2000 est considérée comme un état initial, auquel on se réfèrera pour le suivi des années ultérieures. Ces deux années de suivi avaient aussi pour but de constater l’impact immédiat sur les populations d’orchidées de la mise en place de la gestion.
Les sites :
- Le site de Sarnac (exploitant : Mr Barathieu, commune de Ventenac) est un grand parc, intégralement clôturé d’environ 50 ha, dont 41.49 ha sont contractualisés dans le cadre des Mesures Agri-Environnementales. Ce parc, exposé au sud-est, présente des parcelles de pelouses sèches à genêt scorpion plus ou moins enfrichées et est pâturé à l’année par les chèvres et des chevaux (en 1999,
30 chèvres et 3 juments), les bêtes n’étant complémentées par du foin que par très mauvais temps.
- Le site de Camon (exploitant : Mr Dumons) est composé de plusieurs grands parcs. Deux de ces parcs sont concernés par les mesures agri-environnementales « sites remarquables à orchidées ». Un parc de 13,84 hectares pâturé toute l’année par passages successifs par un troupeau de vaches charolaises (103 UGB) et un parc de 5.27 hectares pâturé par son troupeau de vaches charolaises, 7 jours au printemps, avant le mois de mars, 7 jours en été après le mois de juin et 12 jours en automne).
> Télécharger l'étude |
|
|
|